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Journaliste et militante du rire, Julie Mamou-Mani – alias Mamouz sur les réseaux sociaux – s’est donné pour mission de lutter contre la morosité ambiante. Sa personnalité solaire, optimiste et engagée nous fait l’effet d’un coup de fouet : énergie garantie ! Après avoir été invitée de nos soirées À table Avec, elle revient ici sur sa manière d’envisager les Nouveaux Départs et sur son nouvel ouvrage : "Pour en finir avec les boules de Noël ! 50 techniques infaillibles pour passer l’hiver sans y laisser sa peau » (Robert Laffont)."
J’adore les nouveaux départs. Septembre, c’est un nouveau départ. Le 1er janvier, évidemment, c’est un nouveau départ. Un anniversaire, c’est un nouveau départ. Je trouve qu’on a le droit de se réinitialiser régulièrement aux dates d’anniversaire dont je te parlais. C’est une bonne façon de se “resetter”, de rafraîchir sa vie et ses projets : prendre un petit moment pour avancer et se repositionner.
Je pensais que j’aurais une vie toute tracée : je voulais être journaliste et être maman. Je me suis séparée et c’est vrai que ça, en effet, c’est un nouveau départ. J’ai fait un nouveau départ à 33 ans, avec deux enfants, une carrière lancée. Et puis après, j’ai compris qu’il y avait des nouveaux départs tout le temps.
Quand la télé, ça ne s’est pas très bien passé parce que c’était en train de mourir et que je n’avais plus où aller, j’ai monté ma boîte… sur les podcasts. Je n’avais jamais fait de podcast, jamais de radio. Monter sa boîte, c’est un départ extraordinaire. C’était effrayant, mais finalement, ça m’a réussi. Et puis après, écrire un bouquin. Le spectacle… À chaque fois, j’aime bien les défis, j’aime ce danger-là.
C’est comme si je me mettais tout le temps dans les trous de peur. Mais à force de les dépasser, j’ai de moins en moins peur. Plus tu lâches prise… Et puis quand tu as des réussites, ça rassure. En France, on ne t’apprend pas à l’école ce que c’est qu’avoir une boîte. La TVA, le comptable… Je ne savais pas. C’était flippant. Mais petit à petit, tu as des trucs qui te stabilisent et te rassurent, et on te confirme que tu as eu raison.
Journaliste-reporter, tu es autonome : tu ramènes le sujet, même au bout du monde, tu dois trouver une solution. C’est grâce à ça que j’ai cette exigence et que je peux tout faire. Mais c’est un métier très stressant et précaire.
Je ne suis pas du tout mélancolique ni nostalgique. J’ai fait ce que j’ai pu et plutôt bien fait. Si je devais changer quelque chose, ce serait de me mettre moins la rate au court-bouillon : j’étais hyper stressée.
J’adore l’évolution. Je crois beaucoup à notre évolution personnelle. Tant que tu ne te prends pas un mur, tu ne peux pas évoluer. Les galères participent à la construction. Aller vers la sagesse, se confronter à l’épure, à ce que tu peux apporter aux autres, en allant bien soi-même d’abord.
La partie Faire le point. S’arrêter : “Où j’en suis ? Qu’est-ce que je veux pour septembre ? pour octobre ?” On devrait tous se donner des rendez-vous avec soi-même. […] J’aime aussi l’idée du vagabondage mental : s’autoriser, par moments, à faire vagabonder son cerveau.
En 2025, je suis fière de trois choses. D’avoir encore réussi à rebondir et d’avoir vendu une émission de philosophie qui décrypte la pop culture pour Mediawan, quand on fait une émission avec du sens c’est génial. Tout comme l’émission pour RMC Stories où je mets en avant des associations et des initiatives positives. J’adore quand mon métier a du sens.
Mon livre, évidemment, tu es toujours fière quand tu tiens un livre que tu as écrit dans une main, un livre auquel tu tiens.
Et mon fils qui s’installe tout seul, ça c’est dingue. L’autonomie de ses enfants c’est extraordinaire. Et mon autre fils qui a un rôle, ça c’est beau pour une maman. Voilà les trois choses dont je suis fière pour 2025.
Parler avec des gens, rencontrer, apprendre : une journée sans apprentissage est une journée perdue. S’engager, aider. Et marcher : je passe mon temps à marcher ; ça a changé ma vie.
Les gens. Les conversations qui donnent envie de faire plein de trucs. Et la marche.
Se laisser tranquille. Lâcher prise. En Grèce, j’ai perdu ma montre : profiter du temps long. Écrire de la poésie, peindre.
La fin de la guerre. Que les gens se parlent, qu’il y ait de la nuance, qu’on comprenne l’autre (même une appli pour ça). Que les Français se rendent compte de la chance qu’ils ont.
À titre personnel : que ça continue ainsi, avec des rencontres et des projets fous, en collectif. Devenir grand-mère, sans pression, ou avoir un troisième bébé (j’adore les bébés).
Pour 2026, je dirais que ça continue et que mon ADN militant marche. Que je rallie de plus en plus de personnes à ma cause, mettre du rose et des paillettes dans nos vies, de la joie.
✨ Retrouvez Mamouz sur Instagram : @mamouz
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