mars 20, 2026

Le junk journaling : l'art de créer avec ce qu'on a sous la main

Par Sophie Gauthier
Le junk journaling : l'art de créer avec ce qu'on a sous la main

Il y a des pratiques qui arrivent dans nos vies au bon moment. Le junk journaling en fait partie. Ni galerie d'art, ni carnet parfait, ni performance créative. Juste du papier, des souvenirs, des matières récupérées, et le plaisir de faire quelque chose de ses mains. Un retour à l'essentiel dans son carnet !

C'est quoi le junk journaling ?

Le mot "junk" signifie bric-à-brac en anglais. Le junk journaling, c'est l'art de fabriquer un carnet vivant à partir de matériaux récupérés : enveloppes kraft, pages de vieux livres, emballages, tickets de caisse, étiquettes, papiers d'emballage, photos, morceaux de tissu. Tout ce qu'on aurait jeté devient matière à créer.

Contrairement au bullet journal ou au scrapbooking classique, il n'y a pas de règles. Pas de mise en page idéale, pas de calligraphie maîtrisée. Le junk journaling se construit couche après couche, au fil des jours, au fil de ce qu'on trouve et de ce qu'on ressent.

C'est une pratique née sur internet, portée par une communauté créative mondiale, et qui touche de plus en plus de personnes en quête d'un espace de création accessible, sans jugement.

Pourquoi se lancer dans le junk journaling ?

Ce qui séduit dans le junk journaling, c'est son accessibilité totale. Pas besoin d'acheter du matériel coûteux. Pas besoin de savoir dessiner. Pas besoin d'être "créatif" au sens où on l'entend habituellement.

Il suffit de commencer à collecter. Une page de magazine qui vous a touché. Un ruban récupéré sur un cadeau. Une carte postale reçue il y a dix ans. Un billet de concert froissé au fond d'un tiroir. Le junk journaling transforme ces petits riens en archives sensibles de votre vie.

C'est aussi une façon de ralentir. De s'asseoir avec soi-même, de coller, superposer, écrire quelques mots. Un rituel doux, sans écran, qui nourrit à la fois la créativité et la présence au moment.

Les bienfaits du junk journaling

De nombreuses personnes qui pratiquent le junk journaling témoignent d'un effet apaisant, presque méditatif. Et ce n'est pas un hasard.

Travailler avec ses mains active une forme de concentration douce qui ressemble à la pleine conscience. On est là, on colle, on assemble, on choisit. Le mental se pose. Les pensées s'organisent naturellement, sans effort.

Le junk journaling permet aussi de traverser les émotions autrement. Plutôt que d'écrire frontalement ce qu'on ressent, on le dépose par couches, par images, par textures. C'est un langage émotionnel non verbal, comme dirait Laurent Becot Ruiz, peintre et ami de Carnets Goguette.

Et puis il y a la dimension mémoire. Feuilletons nos carnets quelques années plus tard, et c'est toute une époque qui remonte. Une odeur, une lumière, un état d'esprit. Le junk journaling grave ce que la mémoire oublie.

Comment démarrer son premier junk journal ?

Pas besoin de grand-chose pour commencer. Voici les bases.

Un support d'abord. Un vieux carnet dont vous n'aimez plus la couverture, un cahier récupéré, un classeur dépareillé. L'imparfait est bienvenu.

Des matériaux ensuite. Commencez à collecter tout ce que vous auriez jeté : emballages, pages de livres abîmés, journaux, enveloppes, rubans, napperons en papier, sachets de thé aplatis, étiquettes de bouteilles. Gardez une boîte à côté de vous quelques semaines et regardez ce qui s'y accumule.

Des outils simples enfin. De la colle en stick ou du washi tape pour assembler, des ciseaux, un stylo ou un feutre pour écrire. C'est tout.

Pour la première page, ne cherchez pas à faire quelque chose de beau. Collez ce que vous aimez, superposez, laissez des espaces vides, écrivez trois mots si l'envie vient. Le junk journaling s'apprivoise avec le temps.

Junk journaling et carnet : quel lien ?

Chez Carnets Goguette, on croit depuis le début que les carnets sont bien plus que des objets. Ils sont des espaces de vie. Des endroits où on dépose ce qui compte, ce qui passe, ce qui nous traverse.

Le junk journaling s'inscrit parfaitement dans cet esprit. Il prolonge la pratique du carnet vers quelque chose de plus sensoriel, de plus libre. Il invite à mêler l'écriture aux images, aux textures, aux couleurs. À faire de son carnet un vrai totem personnel.

Si vous cherchez un point de départ, notre carnet L'Essentiel, avec ses pages texturées et son espace généreux, se prête parfaitement à vos premières expériences de junk journaling.

Par où commencer ce soir ?

Ouvrez un tiroir. Trouvez quelque chose que vous alliez jeter. Collez-le quelque part. Écrivez la date à côté.

C'est ça, le junk journaling. Pas plus compliqué que ça. Et souvent, c'est là que tout commence.

Le carnet idéal pour se lancer : L'Essentiel

On a pensé L'Essentiel pour celles et ceux qui veulent un espace à eux, sans contrainte et sans superflu. Ses pages blanches laissent une liberté totale : de la place pour coller, superposer, écrire, laisser respirer. Sa reliure cousue apparente permet de l'ouvrir en grand, à plat, sans que rien ne résiste. Une vraie surface de travail, page après page.

Pas de cases à remplir, pas de structure imposée. Juste des pages qui attendent ce que vous avez à y mettre. Exactement ce qu'il faut pour un premier junk journal.

👉 Découvrir le carnet L'Essentiel